Blason et historique

BLASON DEFINITIF

Le blasonnement (description en langage héraldique) est :
« Ecartelé, au 1, d’azur, à la sainte Geneviève d’argent de face tenant un cierge de même de sa senestre, au 2, de sinople, à l’épi de blé d’or, au 3, de sinople, au silex d’argent, au 4, d’azur, à l’éventail d’or et d’argent, sur le tout à une croix d’argent. »

Le blason est réservé aux seuls usages administratifs et une autorisation est nécessaire pour toute utilisation par des tiers, à des fins commerciales ou autres. Le dessin en a été confié à un graphiste héraldique – Monsieur Marc Letellier de la société Euraldic.

La signification des symboles

La partition du blason en 4 (écartelé en croix) évoque les 4 hameaux initiaux de la commune (La Croix, Le Petit Fercourt, La Fusée, Le Camp du Puits) en créant 4 « cantons ».
Cette partition est faite par une croix d’argent (blanc) pour symboliser à la fois la sainte (chrétienté, blanc = pureté) et le site romain de « La Croix » avec les voies romaines.

Dans les cantons, les meubles sont le symbole d’un fait marquant de l’histoire de la commune :

  • l’icône de Sainte Geneviève, patronne du lieu depuis le XIIe siècle, dans sa représentation habituelle dans une robe blanche tenant un cierge à la main
  • un éventail (avec la monture en nacre blanche) pour rappeler le rayonnement de Sainte Geneviève au XIXe siècle
  • un silex taillé (biface) pour l’origine préhistorique du site et l’époque où la commune s’est appelée Montcailloux
  • un épi de blé pour évoquer le côté rural et les nombreux champs de blé qui entourent la commune

Au niveau des couleurs des cantons, l’azur est symbole de beauté (éventails, objets en nacre,…), le sinople exprime la nature, le côté rural…

Préhistoire :

Le « Mont Sainte-Geneviève » fait partie de la Falaise du Thelle, colline crayeuse qui va des bords de l’Oise – niveau Boran, jusqu’à Gournay. Il a été habité à toutes les époques de la préhistoire (paléolithique – particulièrement acheuléen, néolithique). La preuve en est fournie par les nombreux silex taillés retrouvés dans les cailloutis à 2.50m de profondeur.

Époque romaine :

Sainte-Geneviève s’est développé le long de la voie romaine qui reliait Paris (Lutèce) à Beauvais (Bellovacum) au niveau du hameau de La Croix.

Du moyen-âge à la Révolution :

  • Le nom de Sainte-Geneviève apparaît pour la 1ère fois en 1104, sous la forme de Sancte Genovefa 20151204_142457(d’origine germanique), cette sainte étant la Patronne de la paroisse. Diverses orthographes se sont ensuite succédées.
  • En 1333, Jean d’Osmont et sa femme Jeanne de Maignier ont fondé un Hôtel Dieu à Ste Geneviève avec une Chapelle dédiée à St Hubert.
  • Bâtie au milieu du bourg, l’église de Sainte Geneviève (lien vers Patrimoine) est très composite, ses plus anciennes parties datant du XIIe siècle.
  • Durant la révolution, la commune fut baptisée « Montcailloux » en référence à la nature du sol (argile à silex).
  • Les hameaux de Ste Geneviève furent au nombre de 4 :
    • Le Petit Fercourt
    • La Fusée
    • La Croix
    • Le Camp du Puits

Il ne subsiste aujourd’hui que les 2 premiers, les 2 autres ayant rejoint le bourg.

smallDix neuvième (XIXe) et vingtième (XXe) siècles :

Sainte-Geneviève est réputée pour avoir été l’un des premiers et des principaux centres de tabletterie de la région au début du 19e siècle. Elle a rayonné sur l’Europe entière par ses fabrications d’éventails et plus généralement par le travail de la nacre (boutons, boucles de ceinture, etc.), puis à partir de 1835 dans la production de brosses à dents et de boutons.
Nombre de jardins recèlent encore des restes de découpes de coquillages. Cependant cette activité n’a laissé que peu de témoignages architecturaux significatifs de cette industrie, notamment en raison de l’organisation dispersée, quasi artisanale des nombreux ateliers.
smallLe dernier atelier de réparation d’éventails est tenu à Paris par Anne Hoguet, héritière de la première famille d’éventailliers de Ste Geneviève.
Novillers les Cailloux dépendait de Ste Geneviève jusqu’en 1835, où une ordonnance royale l’érige en commune, après de multiples actions intentées par ses habitants pour se séparer.